Violences intrafamiliales : les départements les plus touchés en 2025

Silhouette d’une personne assise seule sur un lit, dans une pièce sombre.

Les violences intrafamiliales représentent une part importante des faits de violence en France. En 2025, les dernières données disponibles permettent de dresser un classement par département en fonction du taux de coups et blessures volontaires intrafamiliaux enregistrés en 2024.

Ce classement s’appuie sur les données officielles du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), à partir des faits constatés par la police et la gendarmerie dans chaque commune.

Méthodologie

Le taux présenté correspond aux coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus, lorsqu’ils ont lieu dans le cadre familial, rapportés à 1 000 habitants (exprimés en ‰).

Les données sont issues des bases statistiques communales de la délinquance enregistrée par les forces de sécurité intérieure en 2024, mises à disposition par le SSMSI.

Données de référence nationale

En 2024, le taux moyen en France métropolitaine de coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus s’élevait à 4,8 ‰.
Plus de la moitié de ces faits ont eu lieu dans le cadre familial.

Cela signifie que les violences intrafamiliales représentent une part massive de l’ensemble des violences physiques recensées sur le territoire.

Géographie des violences intrafamiliales

Les départements les plus touchés sont :

  • Les départements d’outre-mer (DOM) : La Réunion, Guadeloupe, Martinique, Guyane sont en tête du classement.
  • En métropole, les zones les plus concernées sont :
    • Le Nord de la France
    • L’Est parisien (Seine-Saint-Denis, Val-d’Oise…)
    • Une partie de la Champagne-Ardenne
    • Le Rhône
    • La façade méditerranéenne

Ces régions présentent également des taux élevés pour l’ensemble des violences physiques, ce qui montre une corrélation entre les violences intrafamiliales et les violences hors foyer.

Classement des départements avec le plus de violences intrafamiliales en 2025

Basé sur les taux de coups et blessures volontaires intrafamiliaux enregistrés en 2024, pour 1 000 habitants :

RangDépartementTaux de coups et blessures volontaires intrafamiliales
1La Réunion4,9 ‰
2Guadeloupe4,8 ‰
2Martinique4,8 ‰
2Guyane4,8 ‰
5Pas-de-Calais4,3 ‰
6Seine-Saint-Denis4,1 ‰
7Nord3,9 ‰
7Somme3,9 ‰
9Var3,5 ‰
9Val-d’Oise3,5 ‰
11Aisne3,3 ‰
11Ardennes3,3 ‰
11Marne3,3 ‰
11Territoire de Belfort3,3 ‰
15Alpes-Maritimes3,2 ‰
15Seine-Maritime3,2 ‰
15Yonne3,2 ‰
18Bouches-du-Rhône3,1 ‰
18Loir-et-Cher3,1 ‰
18Oise3,1 ‰
18Essonne3,1 ‰
18Val-de-Marne3,1 ‰
23Alpes-de-Haute-Provence3 ‰
23Aube3 ‰
23Haut-Rhin3 ‰
26Doubs2,9 ‰
26Drôme2,9 ‰
26Eure2,9 ‰
26Haute-Marne2,9 ‰
26Orne2,9 ‰
26Seine-et-Marne2,9 ‰
32Aude2,8 ‰
32Calvados2,8 ‰
32Hérault2,8 ‰
32Mayenne2,8 ‰
32Meurthe-et-Moselle2,8 ‰
32Pyrénées-Orientales2,8 ‰
38Ariège2,7 ‰
38Charente2,7 ‰
38Corrèze2,7 ‰
38Dordogne2,7 ‰
38Gard2,7 ‰
38Haute-Garonne2,7 ‰
38Gironde2,7 ‰
38Loiret2,7 ‰
38Moselle2,7 ‰
38Sarthe2,7 ‰
38Vosges2,7 ‰
49Hautes-Alpes2,6 ‰
49Côtes-d’Armor2,6 ‰
49Creuse2,6 ‰
49Lot-et-Garonne2,6 ‰
49Yvelines2,6 ‰
49Tarn-et-Garonne2,6 ‰
49Vaucluse2,6 ‰
56Charente-Maritime2,5 ‰
56Eure-et-Loir2,5 ‰
56Indre2,5 ‰
56Indre-et-Loire2,5 ‰
56Isère2,5 ‰
56Jura2,5 ‰
56Nièvre2,5 ‰
56Rhône2,5 ‰
56Haute-Saône2,5 ‰
56Haute-Savoie2,5 ‰
56Paris2,5 ‰
67Ain2,4 ‰
67Ille-et-Vilaine2,4 ‰
67Landes2,4 ‰
67Meuse2,4 ‰
67Bas-Rhin2,4 ‰
67Vienne2,4 ‰
67Hauts-de-Seine2,4 ‰
74Allier2,3 ‰
74Cher2,3 ‰
74Haute-Corse2,3 ‰
74Loire2,3 ‰
74Morbihan2,3 ‰
74Hautes-Pyrénées2,3 ‰
74Savoie2,3 ‰
74Deux-Sèvres2,3 ‰
74Tarn2,3 ‰
83Corse-du-Sud2,2 ‰
83Finistère2,2 ‰
83Haute-Loire2,2 ‰
83Loire-Atlantique2,2 ‰
83Saône-et-Loire2,2 ‰
83Haute-Vienne2,2 ‰
89Côte-d’Or2,1 ‰
89Gers2,1 ‰
89Lot2,1 ‰
89Lozère2,1 ‰
89Maine-et-Loire2,1 ‰
94Ardèche2 ‰
94Manche2 ‰
94Puy-de-Dôme2 ‰
97Pyrénées-Atlantiques1,9 ‰
97Mayotte1,9 ‰
99Aveyron1,8 ‰
99Vendée1,8 ‰
101Cantal1,6 ‰

Analyse

  • La Réunion présente le taux le plus élevé (4,9 ‰), suivie de la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane (4,8 ‰ chacune).
  • En métropole, des départements comme le Pas-de-Calais, la Seine-Saint-Denis, le Nord ou la Somme affichent également des taux préoccupants.
  • Cette géographie des violences semble fortement liée à des facteurs sociaux (précarité, densité urbaine, isolement, etc.) mais aussi à la culture du signalement, qui varie selon les territoires.

Pour aller plus loin

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