Les villes où les jeunes sont les plus pauvres en 2026

Illustration d’un environnement urbain symbolisant le classement des villes où les moins de 30 ans sont les plus pauvres en France en 2026.

En 2026, les données les plus récentes disponibles sur la pauvreté en France sont celles publiées par l’INSEE pour l’année 2021.

À partir de ces données officielles, nous avons établi le classement des villes où les moins de 30 ans sont les plus pauvres, selon le taux de pauvreté par unité urbaine.

Ce classement permet d’identifier les territoires où la jeunesse est la plus exposée à la précarité économique.

Classement des unités urbaines selon le taux de pauvreté des moins de 30 ans

RangUnité urbaine
Taux de pauvreté des moins de 30 ans
1Saint-Benoît65,3
2Bras-Panon60,2
2Saint-André60,2
4Saint-Louis57,8
5Bohain-en-Vermandois55,1
6Saint-Joseph54,2
7Fourmies51,7
8Lézignan-Corbières51,0
9Sainte-Suzanne50,5
10Sainte-Marie50,4
11Le Cateau-Cambrésis50,2
12Saint-Pierre49,2
13Saint-Denis49,1
14Hirson48,8
15Le Robert47,6
16Fort-de-France47,1
17Saint-Leu46,7
18Avesnes-sur-Helpe46,1
19Laon45,8
20Saint-Paul45,3
21Béziers44,4
22Tergnier42,5
23Sedan41,8
24Saint-Quentin41,2
25L’Étang-Salé40,8
26Maubeuge (partie française)40,6
26Péronne40,6
28Caudry40,1
29Sarrebruck (ALL)-Forbach (partie française)39,6
30Dieppe39,2
31Charleville-Mézières39,0
31Vierzon39,0
33Poitiers38,8
34Noyon38,0
34Perpignan38,0
36Boulogne-sur-Mer37,9
36Roye37,9
38Amiens37,7
39Autun37,5
40Romilly-sur-Seine37,4
41Bar-le-Duc37,3
41Valenciennes (partie française)37,3
43Carcassonne37,1
44Châtellerault37,0
45Saint-Gaudens36,7
46Gray36,6
47Clermont-l’Hérault36,5
47Calais36,5
49Abbeville36,4
50Narbonne36,2
51Beaucaire36,1
51Bernay36,1
51Nîmes36,1
54Agde36,0
55Vitry-le-François35,9
56Thiers35,5
57Albert35,3
58Limoges35,1
59Bédarieux34,7
59Saint-Pol-sur-Ternoise34,7
59Le Lamentin34,7
62Saint-Laurent-de-la-Salanque34,2
62Châteaudun34,2
62Cambrai34,2
65Douai-Lens34,1
65Chauny34,1
65Château-Thierry34,1
65Troyes34,1
65Nogent-le-Rotrou34,1
70Alençon34,0
70Alès34,0
70Argentan34,0
73Montereau-Fault-Yonne33,8
74Montluçon33,7
74Issoudun33,7
76Limoux33,5
76Montpellier33,5
78Besançon33,2
79Dunkerque33,1
80Soissons33,0
81Flers32,9
82Privas32,8
83Saint-Omer32,7
83Beauvais32,7
85Saint-Étienne32,6
85Châlons-en-Champagne32,6
87Châteauroux32,5
87Sablé-sur-Sarthe32,5
89Montargis32,4
89Saumur32,4
89Nancy32,4
89Le Mans32,4
89Carmaux32,4
94Guéret32,3
95Saint-Junien32,0
96Foix31,9
96Saint-Avold (partie française)31,9
98Albi31,8
99Chaumont31,7
100Louviers31,6

Ce que révèle le classement 2026

Des niveaux extrêmement élevés dans certains territoires

Dans les premières positions du classement, le taux de pauvreté des moins de 30 ans dépasse 60 %.

Autrement dit, dans certaines unités urbaines, plus de 6 jeunes sur 10 vivent sous le seuil de pauvreté.

Ces niveaux sont très supérieurs à la moyenne (28,4 %).

Une forte présence des territoires ultramarins

Les premières places sont largement occupées par des villes situées à La Réunion et en Martinique.

Cela reflète un chômage des jeunes particulièrement élevé, une insertion professionnelle plus difficile et des inégalités structurelles plus marquées.

La jeunesse y est particulièrement vulnérable économiquement.

Le Nord et certains bassins industriels très touchés

On observe une forte présence de villes situées dans les Hauts-de-France, le Grand Est et certains territoires industriels historiques.

Ces zones ont subi la désindustrialisation, une fragilisation de l’emploi peu qualifié et une précarité intergénérationnelle.

Les jeunes y rencontrent davantage de difficultés d’accès à l’emploi stable.

Que signifie le « taux de pauvreté » ?

Le taux de pauvreté correspond à la part de la population vivant sous le seuil de pauvreté monétaire.

En France, ce seuil est généralement fixé à 60 % du niveau de vie médian national.

Concrètement, cela signifie que les personnes concernées disposent de revenus nettement inférieurs à la moyenne nationale, après redistribution (prestations sociales comprises).

Le taux utilisé dans ce classement est le taux de pauvreté des jeunes.

Que signifie « jeunes » ?

Dans cette analyse, le terme « jeunes » correspond strictement à la tranche des moins de 30 ans.

Ce choix repose sur la disponibilité des données, la cohérence statistique nationale et une définition couramment utilisée dans les analyses socio-économiques.

Cette tranche inclut notamment les étudiants, les jeunes actifs et les jeunes en insertion professionnelle

Pourquoi utiliser l’unité urbaine ?

L’unité urbaine correspond à un ensemble de communes formant un espace bâti continu d’au moins 2 000 habitants.

Ce découpage permet une cohérence territoriale réelle, une comparaison homogène entre villes et une meilleure représentativité socio-économique.

Il est plus pertinent que la commune isolée pour analyser la pauvreté urbaine.

L’importance de ce classement

Analyser la pauvreté des jeunes permet de comprendre les dynamiques d’inégalités générationnelles et d’identifier les territoires nécessitant des politiques d’insertion renforcées.

La jeunesse constitue un indicateur avancé des fragilités économiques d’un territoire.

Ce que ce classement ne mesure pas

  • Le patrimoine des ménages
  • Le soutien familial non déclaré
  • Le coût local de la vie
  • Les évolutions postérieures à 2021

Il s’agit d’un indicateur monétaire, pas d’un indicateur global de qualité de vie.

Analyses complémentaires disponibles

Pour approfondir l’étude des inégalités territoriales en France, consultez également :

Ces analyses croisées permettent de comparer la pauvreté globale.

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